Choisir son régime fiscal
La décision qui conditionne tout
Micro-entreprise, EIRL, SAS, SASU, SARL — le choix du régime fiscal n'est pas qu'une formalité administrative. Il détermine votre imposition, votre protection sociale et votre capacité à déduire vos charges pour les années qui suivent. Une erreur ici se paye pendant des années.
En 2026, les seuils ont évolué : le régime micro-BIC passe à 188 700 € pour les activités commerciales, 77 700 € pour les services. Au-delà, le régime réel devient obligatoire — et souvent plus avantageux bien avant ces seuils si vous avez des charges réelles significatives.
Micro-entreprise
Simplicité maximale, mais abattement forfaitaire — vous payez des charges même si vous n'êtes pas rentable. Adapté au démarrage léger.
DémarrageSASU / SAS
Protection sociale du dirigeant assimilé salarié, séparation patrimoine. Charges plus élevées mais couverture complète.
CroissanceSARL / EURL
Dirigeant TNS (travailleur non salarié) : cotisations moins élevées, mais protection sociale réduite. Optimisation possible via dividendes.
OptimisationTVA — le bon régime
Franchise, réel simplifié ou réel normal : chaque régime a ses obligations déclaratives. Le mauvais choix génère des pénalités dès le premier exercice.
Priorité 2026Facturation électronique & outils numériques
L'obligation qui arrive en septembre 2026
Dès septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront recevoir des factures électroniques via une plateforme immatriculée. L'émission devient obligatoire progressivement selon la taille. Un créateur qui démarre aujourd'hui doit intégrer cette contrainte dès le choix de ses outils de gestion.
📅 Échéance septembre 2026
Moins d'un dirigeant sur quatre a commencé à s'y préparer (Sage / OpinionWay, 2025). Choisir sa plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) maintenant évite la transition dans l'urgence.
Financement & relation bancaire
Négocier en position de force dès le départ
Le premier rendez-vous bancaire conditionne souvent les conditions de financement pour plusieurs années. Un dirigeant qui comprend son bilan, qui présente un prévisionnel de trésorerie crédible et qui connaît les dispositifs publics (BPI, garanties) négocie différemment de celui qui arrive sans préparation.
BPI France propose des prêts d'honneur à taux zéro pour les créateurs, des garanties jusqu'à 70 % du montant emprunté, et des cofinancements spécifiques selon les secteurs. Ces dispositifs sont méconnus — et donc sous-utilisés.
Se former avec LEXORA
4 formations, un seul parcours cohérent
Ce dossier thématique rassemble les formations LEXORA les plus utiles au moment de la création. Elles sont conçues pour être suivies dans l'ordre ou indépendamment selon vos lacunes prioritaires. Chacune est animée par un praticien en exercice — expert-comptable, juriste social, spécialiste numérique.
Toutes sont éligibles au financement OPCO et AGEFICE. Prise en charge possible sous conditions.
Dossiers thématiques
Voir tous les parcours →Réglementation
Facturation électronique 2026 : le guide du dirigeant
Obligatoire dès septembre 2026 pour toutes les entreprises assujetties. Comment choisir sa plateforme, adapter ses process et rester conforme.
2 formations associées
Intelligence artificielle
IA pour TPE-PME : de la découverte à la valeur réelle
55 % des TPE-PME utilisent l'IA générative fin 2025,Bpifrance 2026 mais seule une minorité en tire une valeur stratégique réelle. Ce dossier vous donne la méthode pour faire partie des 5 %.
4 formations associées
Fiscalité
Contrôle fiscal : préparer, traverser, sortir
Un contrôle fiscal n'est pas une catastrophe si vous êtes préparé. Ce parcours couvre les droits du dirigeant, les étapes clés et les erreurs à ne pas commettre.
2 formations associées
Passez à l'action
Démarrez avec les bonnes fondations
Fiscal, social, numérique, financement — les 4 piliers d'une création réussie. Nos formateurs praticiens vous donnent les clés concrètes dès le départ.
URSSAF & protection sociale
Ce que personne ne vous dit avant de créer
Les cotisations sociales du dirigeant sont souvent la première mauvaise surprise. Un TNS paie ses cotisations sur le bénéfice N-2 — ce qui signifie qu'une bonne première année génère un appel de cotisations massif deux ans plus tard, quand la trésorerie n'est pas forcément au rendez-vous.
Cas terrain — consultant indépendant, 2024
Première année à 85 000 € de bénéfice. Cotisations N+2 : 28 000 € d'appel régularisation en plus des provisions. Pas anticipé. Découvert bancaire, renégociation urgente avec l'URSSAF. Situation évitable avec une provision mensuelle dès le départ.
Source : cas anonymisé, cabinet WEC 2024